À Propos

Claudine Simon est pianiste, artiste, compositrice, elle conçoit des spectacles qui développent de nouveaux imaginaires pour le piano. Elle manifeste un goût pour les écritures entre théâtre, musique et arts visuels.

Formée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris auprès de Jean-François Heisser, Marie-Josèphe Jude et Pierre-Laurent Aimard, elle fait de nombreuses rencontres qui nourriront sa pratique artistique. Comme soliste ou chambriste, elle se produit à : l’Opéra de Lyon, La Roque d’Anthéron, l’Opéra Comique, la Cité de la Musique, aux festivals de Tautavel, d’Aix-en-Provence.. ainsi qu’à l’étranger (tournées en Inde, Chine, Europe…).

Elle développe aujourd’hui des projets à la frontière de plusieurs domaines -création sonore, visuelle, théâtre et mouvement.

En 2021, elle crée Pianomachine, solo chorégraphié avec un piano hybridé par des machines, puis Anatomia en 2023 (création au festival Musica à Strasbourg), scène de récital Lisztien qui devient théâtre anatomique.

Elle créé en  2025 à l’Opéra de Rouen Un pays supplémentaire, pièce de théâtre sonore tout public et reçoit une commande du Festival Printemps des Arts de Montecarlo pour Une oreille seule n’est pas un être concert théâtralisé.

Elle est lauréate de l’appel Mondes Nouveaux, l’aide à l’écriture de la Fondation Beaumarchais-SACD, reçoit des commandes des CNCM (GMEM, Césaré, Ici l’Onde), du Festival Printemps des Arts. Ses créations sont diffusées aux Bouffes du Nord, à la Philharmonie de Paris, dans les Opéras (Lyon, Reims, Dijon, Rennes, Rouen) au Théâtre National de la Criée, dans les Scènes Nationales et pluridisciplinaires…

Elle collabore en 2024 avec Jeanne Candel et crée et interprète Fusées pièce de théâtre musical tout public.

>>> Le Monde : Portrait de Pierre Gervasoni

Revisiter le monde du piano |

Après avoir mené une recherche par l’improvisation au piano préparé, je développe aujourd’hui différents projets scéniques qui ouvrent le champ du piano et renouvellent sa lutherie.

Ce qui m’anime, c’est de donner corps à ce traitement expérimental du piano à travers la composition et le jeu scénique. Il s’agit pour moi d’habiter le piano autrement — de visiter son histoire, de bousculer ses repères, les manières de le jouer, de l’entendre, de le ré-enchanter. Et cela toujours à travers des regards croisés, où la musique inspire et se nourrit des arts visuels, de la danse, du théâtre.

Je fabrique souvent mes spectacles à partir d’une pièce de répertoire. Mon choix se fait de façon intuitive — par la nature d’un fragment, d’un affect, d’un événement, ou de la mémoire de quelque chose d’absolument émouvant qui fait trace et me lie à une œuvre. Je suis connectée à elle peut-être parce que je l’ai longuement côtoyée, travaillée, réfléchie, ingérée, jouée en public… La pièce agit alors après coup comme un fantôme qui me hante, un objet revenant, une présence qui insiste.

Je la travaille dans une sorte de décomposition — puis recomposition du matériau. Mais ce qui se passe, ce qui a lieu, c’est un moment où le son reprend ses droits, redevient la chose première — un son libre, affranchi des règles et des lois que lui impose la tradition musicale.

Cette pratique de décomposition n’est pas destructrice mais générative : elle ouvre l’œuvre à de nouvelles possibilités d’existence, à d’autres modes d’écoute. C’est ma manière actuelle, non exhaustive, d’inventer mes propres formes et mes propres règles musicales.

Au-delà du matériau musical, décomposer devient un vrai mode de pensée. S’émanciper des gestes hérités, interroger les coutumes et les contraintes qui structurent notre rapport à la musique savante, défaire les représentations dominantes : autant de manières de se réapproprier un langage, un corps, une écoute.

Recomposer, c’est alors inventer de nouvelles grammaires et de nouvelles architectures — créer des agencements inédits qui questionnent notre rapport au patrimoine et à la création. Penser la création comme compostage : où ce qui se défait nourrit ce qui advient, matériellement et spirituellement.

| >>> PORTRAIT VIDEO >>>

Création scéniques |

2026 – Une oreille seule n’est pas un être, commande du festival Printemps des Arts de Monte Carlo.

Concept, écriture, interprétation : Claudine Simon ; Livret : Bastien Gallet ; Comédienne : Manon Xardel ;  RIM et son : Vivien Trelcat Créateur lumière : Lucien Laborderie

2025Un pays supplémentaire, projet jeune et tout public. Création novembre 25

Concept, écriture, interprétation : Claudine Simon ; Scénographe : AnneSophie Bérard ; Designer-plasticienne : Maeva Prigent ; RIM et son : Max Bruckert; Créateur lumière : Antoine Travert ; Regard extérieur Vincent Dupuy ;  Régie plateau et générale : Alix Reynier

2024 – Sonata, de Samuel Sigicelli et Benjamin de la Fuente, avec Constance Ronzatti, violon, création le 16 avril 2024 au GMEM Marseille

2023 Anatomia, Création le 28 septembre 2023, Festival Musica Strasbourg.

Concept, écriture, performance : Claudine Simon ; Scénographie : Rudy Decelière ; Son : Laurent Sassi ;  Regard extérieur : Pau Simon ; Lumière : Lucien Laborderie ; Oreille extérieure : Alain Savouret ; Régie lumière : Lila Burdet ; Facteur piano : Thomas Garcin ; Régie plateau et générale : Théo Vacheron. Production AURIS

2021 –  Pianomachine, création visuelle et sonore. Claudine Simon conception, création, performance, Vivien Trelcat performeur machines et électroacoustique, Pauline Simon chorégraphe, Franck Lemonde textes, Jacques-Benoît Dardant lumières, scénographie. Production déléguée GMEM-CNCM Marseille

2019-2020 – recherche organologique et nouvelle lutherie avec l’INSA de Lyon et le collectif Sonopopée

2018 – comment s’en sortir sans sortir  avec création musicale et jeu : Claudine Simon et Elise Dabrowski, mise en scène, livret et scénographie : Frédérique Aït-Touati – sur des textes de Ghérasim Luca, musique électro-acoustique : Eric Broitmann, création lumières : Emmanuel Sauldubois, production : Trepak, Zone Critique.

2018Critical phase de Samuel Sighicelli sur un livret de Pierre Kuentz, avec Noémi Boutin : violoncelle et voix et Claudine Simon : piano préparé et voix.

2017 –  SOLI.DES de Sébastien Laurent conception et chorégraphie. Musique originale : Claudine Simon et Eric Broitmann – Interprétation : Claudine Simon et Sébastien Laurent –  Assistante à la dramaturgie : Pauline Simon – Lumières : Xavier Libois – Scénographie : Frédéric Hocké et Violaine Decazenove – Production : Compagnie Moi Peau

2016 Der RISS avec Elise Dabrowski et Claudine Simon – improvisations/oeuvres empruntées à Schubert et Berg / textes de Ghérasim Luca

2015 – Chant d’hiver de Samuel Sighicelli, texte original de Tanguy Viel avec Elise Dabrowski, Claudine Simon, Dominique Tack : comédien, Fabien Zocco : graphisme vidéo, Nicolas Villenave : lumières,  Max Bruckert : son, informatique musicale

2015 – Disque Aloys Claussmann, oeuvres pour piano solo, Ligia record

2014 – Phase music de Claudine Simon avec : François Sales : vidéo, Joseph Schiano Di Lombo installations, Nathalie petit-Rivière et Claudine Simon : piano

2013 – Once upon a time – de Claudine Simon avec : Jean-philippe Grometto : flûte,  Violaine Launay : contrebasse,  Jean-michel pirollet : saxophone,  claudine Simon : piano, Joël Schatzman : création lumière,  Omid Hashemi : vidéo.

2013 – Cabaret lunaire d’après Pierrot lunaire d’Arnold Schönberg, ensemble op.cit de Guillaume Bourgogne, mise en scène et jeu Pierre Meunier

2012 – Disque Mel Bonis, piano à 4 mains avec Laurent Martin et piano solo, Ligia Digital

2011 – Disque Max Bruch, Piano trios – Trio Estampe, Arties Record

2011-2014 Ciné-concert, improvisation au piano sur des courts et moyens métrages du cinéma muet (Keaton, Feuillade, Guy, Richter, Dulac..)

2010 – Drôles de K de Claudine Simon (conception, piano), Jean-Claude Mari (adaptation, scénographie), Léa Lansade et Elodie Sicard (danse), Fabrice Goubin (composition), Omid Hashemi (vidéo), Baptiste Chouquet (son). Production CNSMD de Paris/Innovatoires

2010 – Au fil de Pétrouchka  pour deux pianistes et trois danseurs avec Pauline Simon, Laurent Falguiéras, Raphaël Dupin : danse ; Valérie Mercier et Claudine Simon : piano

2009 – Disque jeunes solistes CNSMDP/Fondation Meyer, trio estampe , oeuvres de Lili Boulanger, Louise Farrenc, Betsy Jolas