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Label Ligia Digital – CD album – Paru le mai 2015

Classica *** juillet/août 2015 « Claudine Simon a déjà prouvé son inclination pour les aspects les moins connus de la musique française avec un CD Mel Bonis, avec Laurent Martin. Ici, elle se montre très convaincante, mettant tour à tour en exergue la subtilité de cette musique, sa solide construction et son profond lyrisme.. » Jacques Bonnaure

diapasons Diapason Septembre 2015 . « Claudine Simon convainc d’un bout à l’autre de l’intérêt de l’entreprise »

Laurent Martin & Claudine Simon : piano

Label Ligia Digital – CD album – Paru le 20 mars 2012

Claudine Simon phase music

« Phase music » rassemble musiciens et plasticiens autour de la musique américaine minimaliste répétitive.

Ce spectacle nous fait accéder à un autre type d’écoute, il permet de suivre les effets du son et d’en entrevoir le pouvoir « magique ». Un état de fascination auditive résulte des principes de transformations insensibles à l’oeuvre dans les pièces sélectionnées pour cette performance.

D’autre part, un dispositif plastique vient surligner ces processus et formes en installant un mouvement visuel à l’aide de miroirs, de leurs reflets et des vibrations produites.

L’association simultanée du son et de l’image nous plonge au coeur d’un univers perpétuellement changeant, fait de jeux de trame et de moirages hypnotiques. Nous avons le sentiment que de ce mouvement dépend la stabilité de tout ce qui bouge, ou, même, de l’instabilité du réel…

« La seule chose stable, c’est le mouvement, partout et toujours » Jean Tinguely

Oeuvres de Steve Reich, Philip Glass, John Cage, John Adams , Terry Riley

Claudine Simon et Nathalie Petit-Rivière : piano

Joseph Schiano Di Lombo et François Salès : installation et vidéo

« Au fil de Pétrouchka » est une création personnelle du ballet de Stravinsky, adaptée pour deux pianistes et trois danseurs avec : Pauline Simon, Laurent Falguiéras, Raphaël Dupin, (danse) Valérie Mercier et Claudine Simon (piano).

« Lorsque ma soeur m’a demandé d’imaginer une version de Petrouchka pour la danse contemporaine, un certain nombre de contraintes à l’imagination se sont imposées, comme l’impossibilité d’ignorer la création originelle qui a laissé une empreinte indélébile, sorte d’ouragan d’innovations qui laissait présager l’avènement du « Sacre du Printemps ».

Tout cela pour dire que l’on n’aborde pas un « classique » du répertoire de la danse comme si on arrivait sur un terrain immaculé. Je n’ai en rien modifié l’histoire, j’ai suivi une brèche déjà ouverte.

Je ne peux me résoudre a donner des clés de lecture trop explicites, mais, parmi les infinis choix possibles pour réaliser une pièce, j’ai maintenu l’idée des tableaux visuels, déjà présente dans la version de Nijinsky, et, d’autre part, je me suis éloignée d’ une narration trop univoque en prenant mes distances avec une musique très illustrative (voire narrative) pour trouver des matières de corps ou des idées plus abstraites qui me paraissent, cependant, complètement intrinsèques à Petrouchka et m’ont permis de conserver ce qui est au coeur du ballet originel, sa moelle.

J’ai sans doute aussi été sensible à ce qui constitue le contexte attaché à la création de la pièce : la folie naissante de l’artiste Nijinsky, la danseuse de ballet, véritable machine à reproduire le mouvement, en cela réduit à l’état de pantin, l’engouement pour les charmes des pays froids et les traits naïfs ou pittoresques des personnages.

Pour conclure nous avons travaillé à partir des échos que ces idées ont provoqués sur mes partenaires, échos et réactions qui ont à leur tour bouleversé ma vision première des choses. Tout cela réalisé dans un temps assez court, investi entre improvisation et écriture. »

Pauline Simon