Une pièce de théâtre musical pour quatre comédien.nes-musiciens et un talking piano.

Ici, plusieurs histoires s’entremêlent comme en rêve.

Le souvenir d’un disque posé dans un caddie de supermarché qu’une enfant écoute jusqu’à l’obsession.

La souffrance d’un compositeur qui n’arrive plus à écrire, puis qui parvient à composer son 2e Concerto grâce à l’hypnose.

Un piano qui parle quatre langues, reçoit d’étranges messages, joue Rachmaninov et plus encore.

L’action de quatre personnages, les effets sonores, visuels, plastiques, un piano «parlant», omniscient, déjouent et rejouent ces mémoires.

DOSSIER ARTISTIQUE, Fev 26

Equipe et projet en cours. Première automne 2027

Un piano échoué au fond d’un parking.

Une machine qui parle, qui envoie des messages venus d’ailleurs.

Un cabinet d’hypnothérapie, une cellule d’écoute.

Un hypnotiseur

Un caddie de supermarché

Un vieux phonographe bricolé.

Des machines qui ne servent à rien.

Des haut-parleurs roulants, comme des déambulateurs.

Des tuyaux, de la fumée, des ombres.

Des parois qui bougent, qui grondent, comme traversées par une activité souterraine.

Le piano fume, parle, produit des bruits : piano fantôme, machine détraquée mais désirante

Quatre personnages énigmatiques, interchangeables.

Des voix, des langues qui coexistent.

Des bruits de pas.

Des fantômes, des présences.

Rachmaninov.

Un concerto que l’on dégomme avec des fléchettes,

On démonte

On recycle

Création sonore : Claudine Simon ; Livret : Bastien Gallet ; Comédienne : Manon Xardel ; Design sonore : Vivien Trelcat ; Créateur lumière : Lucien Laborderie

Commande du Festival Printemps des Arts

Qu’est-ce qui fait qu’un instrument traverse le temps, capte le désir des compositeurs, l’imagination des facteurs, l’oreille du public ?

John Cage a mis des boulons entre les cordes du piano. D’autres avant et après lui ont élargi, détourné, bousculé ce meuble à musique pour en faire à nouveau un territoire d’exploration.

Une oreille seule n’est pas un être raconte cette histoire, avec humour, avec curiosité, avec le son d’un piano qui n’a pas fini de nous surprendre.

Pièce jeune et tout public à partir de 6 ans ; Théâtre sonore – 50 minutes

Résumé :

Un petit train circule sur le plateau éclairant des éléments de lutherie d’un piano disposés là. Les ombres portées sont autant de figures fantasmagoriques. Un espace imaginaire est offert au spectateur.

Comme l’enfant dans la chambre de Proust avec la lanterne magique, les interprètes se laissent aller à l’esprit poétique et onirique de la pièce. Ce déplacement donne lieu à tout un jeu joyeux avec les espaces sonores.

Création à l’OPERA DE ROUEN les 29-30 novembre 2025

Claudine Simon : concept, création sonore Claudine Simon, Max Bruckert, Alix Reynier : jeu AnneSophie Bérard : scénographie ;  Max Bruckert : son et réalisation informatique musicale ; Antoine Travert : lumière, développement train  ; Vincent Dupouy : regard extérieur ; Maeva Prigent : sculptures et design ; Alix Reynier : régie plateau et générale ; Solid : construction décor

DOC ARTISTIQUE _UN PAYS SUPPLEMENTAIRE_VF

 

Production : AURIS ; Co-production : La POP, le GRAME, le Théâtre de Vanves, Commande d’écriture : Ici l’Onde-CNCM Dijon ; Soutiens : DRAC Auvergne Rhône-Alpes, Région Auvergne Rhône-Alpes,  le CNM, la SACEM, la MMC, la Spedidam Résidences : la POP, GRAME-CNCM, Malraux Scène Nationale, la MC2 Grenoble, le Théâtre de Vanves, l’Assemblée Artistique (Lyon)

Ce train miniature, la fantasmagorie associée à son déplacement, nous transforme en voyageurs d’un périple inattendu. Nous sommes transporté dans un univers étonnant, improbable, provoquant un effet d’interaction immédiat avec la performance.

La musique prend son point de départ dans le monde du piano mais s’intéresse particulièrement aux territoires sonores : les frontières entre la note et le son, la musique et le bruit, le geste instrumental et le mouvement, ce qui est normé et ce qui ne l’est pas, le son concret et l’électronique, dans une sorte d’écriture sonore et spatiale qui s’apparente à un cinéma pour l’oreille. Des jeux se mettent en place où le son nous joue des tours. Il vient contredire ce qui se passe sur scène et provoquer des situations de jeu parfois burlesques !

 

Un titre, une démarche…

Un pays supplémentaire est en référence à une expression de Serge Daney, critique de cinéma. 

Cette expression sonne comme un message, et éveille la curiosité dans l’esprit des enfants.

Avoir la musique dans sa vie, cela revient à disposer d’un monde supplémentaire, à tout un domaine d’émotions, de perceptions. C’est aussi une façon de vivre, de voir, d’écouter, de ressentir, que l’on peut s’approprier et qui fait monde. Un monde à la fois très particulier et exceptionnel qui nous devient familier.

Si je peux établir un parallèle, c’est un peu comme lorsqu’on est confronté à la traduction d’une langue étrangère. Quand on part à la recherche de formules, d’expressions, on trouve très souvent une façon étonnante de dire les choses, propre à cette langue. Ces formules, ces agencements de mots inattendus pour notre propre mode d’expression, notre langue, font travailler l’imaginaire. La langue étrangère a ce côté fascinant qui fait voir, ressentir ce que l’on dit dans notre propre langue un peu autrement, étrangement. Elle fait resurgir des références culturelles, visuelles, sonores, découvrir des tournures d’esprit, des façons de voir, tout un petit bagage d’équivalences curieuses, de faux-amis étonnants, bref un autre monde…

Ce projet conduit des enfants à découvrir quelque chose de particulier, une musique inhabituelle, un peu expérimentale. Cette découverte, cette rencontre sera amenée grâce à un stratagème ! Il s’agit d’un petit train que l’on peut suivre du regard. Il agit sur le son, et produit des ombres portées.

Chemin faisant, par l’intérêt émerveillé et amusé qu’il accorde aux évènements jalonnant ce parcours, l’enfant, toujours en attente d’évènements nouveaux est mis dans de bonnes dispositions de réception. Son domaine d’attention et son désir grandissent, son champ perceptif s’ouvre, on lui propose d’entrer dans un type d’écoute, comme une invitation et non comme une prescription.

Photos et vidéo // © Sebastien Jourdan

 

 

Anatomia est un récital de piano et une exposition. On donne Funérailles de Franz Liszt, une pièce romantique virtuose composée en mémoire de trois amis tombés lors de la révolution hongroise de 1848. C’est alors que l’instrument-monde s’entrouvre comme pour nous laisser mieux voir la musique à travers lui. Dans les ténèbres d’une salle de concert devenue théâtre anatomique, on assiste désormais à une scène surréaliste. Le piano est disséqué, déconstruit, démembré. Toujours résonnants, ses organes suspendus dans l’espace semblent dotés de vie. À la manière d’une science-fiction, nous avons rétréci pour pénétrer dans les dédales de l’instrument, tandis que notre écoute s’est élargie et fondue dans les détails du tableau sonore.

Concept, écriture, performance : Claudine Simon ; Scénographie : Rudy Decelière ; Regard extérieur, dramaturgie : Pau Simon ;  Son : Laurent Sassi    ; Lumière : Lucien Laborderie ; Régie lumière : Lila Burdet ; oreille extérieure : Alain Savouret ; regard extérieur :  Marie-Lise Naud ; Costume : Mongi Guibane ; Luthier piano : Thomas Garcin ; Régie plateau et générale : Théo Vacheron

CREATION en le 28 septembre 2023 au festival Musica à Strasbourg

Dates en 2025 : les 2 et 3 avril à la Maison de la musique de Nanterre ; le 7 mai au ZEF Scène Nationale de Marseille avec le festival Propagations du GMEM.

Dates en 2024  : Théâtre de Vanves ; Opéra de Dijon Ici l’onde-CNCM ; Festival Détours de babels, Hexagone Scène Nationale de MeylanOpéra underground (Lyon) ; Opéra de Reims – Césaré-CNCM ;  Espace Malraux Scène Nationale Chambéry Savoie

© Pierre Gondard, mai 2025

Création  au Festival Musica, Strasbourg, 28- 29 septembre 2023

AURIS ⌊ productions sonores et scéniques ⌉

Projet lauréat de « Mondes Nouveaux » DGCA – Ministère de la Culture ; de la fondation Beaumarchais-SACD pour l’écriture d’un spectacle sonore ou musical

Avec le soutien de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes , la Spedidam, le CNM, la Maison de la Musique Contemporainen l’aide à la reprise de la Sacem

Co-production : Why Note ici l’onde Dijon ; Espace Malraux Scène Nationale Chambéry, le Théâtre de Vanves

Accueil en résidence : GMEM-CNCM Marseille, Ici l’onde, Espace Malraux Scène Nationale Chambéry, Scène Nationale d’Orléans, Opéra underground, Pianos Baruth.


 

 

 

On ne voit plus l’image du paysage, on voit le paysage de l’image – Jacques Perconte ©

 

Création dans l’émission « à l’improviste » d’Anne Montaron, enregistré au carreau du temple à Paris (juin 2022).

 

Claudine Simon (piano préparé) et Christian Sebille (électronique) ont tous les deux un rapport à l’écriture musicale, même si leur formation et leur parcours ont emprunté des chemins dissemblables.
Claudine Simon, détournant l’instrument qu’elle pratique depuis toujours, interroge son rapport intime avec le piano. Quant à Christian Sebille, cherchant à retrouver le plaisir d’un jeu instrumental immédiat, il développe une lutherie électronique contrôlée.

L’exploration des timbres à l’intérieur du piano constitue la matière sonore des transformations opérées par l’électronique. L’improvisation se construit à travers le dialogue entre les deux musiciens grâce au va et vient des sonorités et des propositions musicales.

Puis surgissent des réminiscences, des fantômes évanescents entre les matières et les traits sonores provenant de trois préludes de Claude Debussy. Ces citations constituent les axes de perspective de la promenade. Le paysage se modifie et se métamorphose entre l’épaisseur des sons, les souvenirs qui forment notre mémoire et la découverte nouvelle d’un panorama jamais vu. On attend le prochain angle et la surprise d’une autre perspective.

 

 

Claudine SIMON : piano préparé et hybridé

Vivien TRELCAT : lutherie informatique et électromécanique

FICHE TECHNIQUE LABO PIANOMACHINE

Dans la première moitié du 20ème siècle, les compositeurs Henry Cowell et John Cage ont considérablement étendu le champ des possibles du piano. Le premier s’est introduit à l’intérieur de l’instrument pour en manipuler directement les cordes. Le second a inséré entre ces dernières différents objets pour le transformer en une sorte d’orchestre de percussions guidé par les hasards de la matière et du mouvement.

Ce duo s’inscrit dans cette filiation, entre ingénierie sonore et exploration artistique. En complicité avec Vivien Trelcat, Claudine Simon part à la recherche des secrets cachés par son instrument en l’affublant d’appendices, en le palpant avec des dispositifs électromécaniques aussi bien qu’avec des objets incongrus.

Bien plus qu’une performance high-tech, ce duo d’improvisateurs permet un dialogue avec l’instrument, sa lutherie, son histoire, dévoilant la relation poétique entre les corps, organiques et mécaniques.

Production déléguée : GMEM-CNCM Marseille, développement et design machines : Collectif Sonopopée, avec le soutien de Saintex numérique Reims, Césaré-CNCM Reims

–>> Extraits sonores et interview

Le duo SIMON | TRELCAT est un duo d’improvisateurs qui affirme une volonté d’interroger le jeu pianistique, la lutherie, son couplage avec la technologie et le numérique. L’axe principal de cette collaboration se constitue autour de l’hybridation du piano réalisée par un dispositif électromécanique qui vient transformer la lutherie traditionnelle et en perturber l’usage. Le modelage des capacités sonores de l’instrument ouvre un nouvel espace de jeu.

L’augmentation électroacoustique de l’instrument, via un travail de timbre par traitement numérique permet de revisiter des savoirs-faire, un savoir-entendre, dans l’instantanéité de l’improvisation.  Une nouvelle grammaire musicale et gestuelle se dessine.

Ce dispositif a été créé en 2020-21 par le collectif Sonopopée grâce à une commande du GMEM-CNCM de Marseille.

Expérience performative, visuelle et sonore  – Création 2021. Diffusion : Scène Nationale d’Orléans, GMEM-CNCM Marseille, Théâtre des Bouffes du Nord, CCAM Vandoeuvre-lès-Nancy, Scène Nationale Chambéry Savoie.

Claudine Simon : conception, pianiste performeuse – Vivien Trelcat : lutherie informatique, performeur machines – Pauline Simon : regard chorégraphique – Franck Lemonde : textes – Jacques-Benoit Dardant : lumières, scénographie, régie générale – Collectif Sonopopée (Vivien Trelcat, Max Lance, Nicolas Canot) développement et design machines – Etudiants Insa de Lyon : prototypes machines

J’ai toujours considéré le piano comme un corps, un organisme. J’ai toujours voulu savoir ce qui se passait à l’intérieur, quelle était cette machinerie, puissance inquiétante roulant et grondant sous son coffre de bois. Au souvenir des paroles de mes professeurs qui me disaient comment l’apprivoiser (on a d’ailleurs été éduqués comme des machines à chercher la précision du geste…), je ressens un intense enjeu. Je souhaite réaliser depuis longtemps une création qui aurait au cœur de son objet cette machine, cette masse, son intensité, ses mécanismes. Dans le même temps, je voudrais à travers elle interroger ce « corps à corps » qu’elle livre à la machine humaine pour faire œuvre sonore.

Pianomachine procède d’une recherche organologique que j’ai menée avec des étudiant·e·s ingénieur·e·s de l’Insa de Lyon, puis avec le collectif Sonopopée (Vivien Trelcat, Max Lance, Nicolas Canot). Elle a donné lieu à  la création d’un instrument hybride où des modules robotisés (percuteurs, résonateurs, masses rebondissantes…) sont greffés dans le corps du piano et agissent sur les cordes et la structure. L’instrument est conçu comme une extension de la puissance d’agir de l’interprète.

Le corps à corps, c’est par nature aussi bien celui d’une lutte que celui du désir, de la sensualité et du plaisir, l’union des amants. Mais c’est surtout celui qui relie les machines et les hommes depuis des siècles. Car il s’agit de faire entrer en résonance ces corps, l’humain et l’instrument, de parler de l’intérieur et de l’extérieur, de ce qui est donné à voir et à entendre et de ce qui ne l’est pas. Un dialogue va se nouer entre les deux « sujets » à travers des échanges sonores, verbaux, gestuels, dans une sorte de récit visuel.

Production déléguée : GMEM-CNCM Marseille https://gmem.org/production/pianomachine/ co-production La muse en circuit CNCM-Alforville, La Fondation Royaumont, Financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes. Soutiens : Saintex culture numérique Reims, Insa de Lyon, Césaré CNCM-Reims, Malraux Scène Nationale Chambéry Savoie

 

pianomachine CCAM Vandoeuvre © G. Savin